bougie de l'espoir
a tout ceux qui ont la force de continuer
à rire malgré leurs souffrances et leurs maladies
que la flamme de l'espérance ne s'éteigne jamais
a tout ceux qui ont la force de continuer
à rire malgré leurs souffrances et leurs maladies
que la flamme de l'espérance ne s'éteigne jamais
Je vous présente Colin
Au XVIe siècle, Tuléar (Toliara), port de Madagascar était le point de départ de nombreux échanges commerciaux avec l'Europe et notamment la France.
Au cours d'un de ces voyages, on raconte que des pirates ont attaqué un bateau où se trouvait une très jolie femme accompagnée de trois petites « bichonnes » Belle, Bijou et Trésor. Cette bataille fut très rude, une tempête eut raison des navires, il n'y eu aucun survivant sinon les trois petites bichonnes et « Brigand » le ratier des pirates.
Les très jolies demoiselles et le « pirate » se retrouvèrent sur la plage de Tuléar, ils furent heureux et eurent beaucoup de petits cotons !
Peut-être la vérité est elle un peu différente, la parenté avec le bichon semble acquise et le coton doit son existence au croisements avec des chiens
locaux.
Le temps à fait son œuvre, quatre siècles se sont écoulés, les petits cotons que nous connaissons sont le fruit de la terrible sélection naturelle liée aux difficiles conditions de vie
rencontrées sur l'île.
Il a su s'adapter en développant des caractéristiques remarquables : Il a une robustesse à toute épreuve, il n'est jamais malade. Il est très rusé, vif, intelligent. Enfin sa superbe fourrure, initialement la meilleure protection contre le froid nocturne et la canicule, est d'une beauté extraordinaire !
Madagascar et la France conservent encore des relations privilégiées. Les Français de Madagascar ont ramené « dans leurs bagages » ces magnifiques petits chiens
blancs si adorables.
Ceci attisa la curiosité des spécialistes, la reconnaissance de cette nouvelle race eut lieu en 1970, le coton de Tuléar devint une race à part entière.
J'aime me représenter les trois petites bichonnes se retrouvant toutes tremblantes sur cette île déserte avec comme seul compagnon "Brigant" le pirate......!
Colin prenant la pose
et replonge, pour s'imprégner de ces vers...
" La fileuse "
Assise, la fileuse au bleu de la croisée
Où le jardin délicieux se dodeline;
Le rouet ancien qui ronfle l'a grisée.
Lasse, ayant bu l'azur, de filer la câline
Chevelure, à ses doigts si faibles évasive,
Elle songe, et sa tête petite s'incline.
Un arbuste et l'air pur font une source vive
Qui, suspendue au jour, délicieuse arrose
De ses pertes de fleurs le jardin de l'oisive.
Une tige, où le vent vagabond se repose,
Courbe le salut vain de sa grâce étoilée,
Dédiant magnifique, au vieux rouet, sa rose.
Mais la dormeuse file une laine isolée;
Mystérieusement l'ombre frêle se tresse
Au fil de ses doigts longs et qui dorment, filée.
Le songe se dévide avec une paresse
Angélique, et sans cesse, au doux fuseau crédule,
La chevelure ondule au gré de la caresse...
Derrière tant de fleurs, l'azur se dissimule,
Fileuse de feuillage et de lumière ceinte :
Tout le ciel vert se meurt. Le dernier arbre brûle.
Ta soeur, la grande rose où sourit une sainte,
Parfume ton front vague au vent de son haleine
Innocente, et tu crois languir...Tu es éteinte
Au bleu de la croisée où tu filais la laine.
'Paul Valéry, 'La Fileuse', Album de vers anciens, Gallimard
Dans vos commentaires, dites moi franchement ce que vous pensez de ces vers
!!
La suite de cette chasse aux oeufs
Maëva vient d'avoir 3 ans, ce n'est pas sa première chasse....!
La poésie, est un des plus vrais, un des plus utiles surnoms de la vie
J.Prévert
Qui suis-je ?
Encres rouges, encres vertes
Encres bleues ou bien violettes,
J'en vois de toutes les couleurs.
Je ne vais jamais seule,
Là, je musarde avec une caroline toute en rondeurs,
Ici , je flirte avec les pleins et les déliés
D'une élégante anglaise aux formes élancées,
Et sur un vieux parchemin,
Au gré d'une prose ou d'un quatrain,
Je glisse, je cours, je vole.
Que d'efforts sur une page de cahier !
J'écris. Je bafouille.
Je rature. Je gribouille.
Je pleure, parfois, entre les doigts de l'écolier.
Je me veux historienne, Baudelairienne;
Je deviens musicienne
Avec quelques notes de musique,
Puissantes, un rien romantiques.
Instants d'émotion,
De passion,
De vague à l'âme.
Je m'émeus pour une larme.
Je me plie à toutes les volontés
Et aux silences, je rends la liberté.
Je suis, vous en souvenez-vous, Sergent-Major,
Un rien m'habille d'or.
Spiralée, je suis de verre;
Légère et aérienne, je suis d'oie,
Comme autrefois.
Dans un nid douillet, je suis d'oiseau,
Mais ça, c'est une autre affaire!
Qui suis-je ? Avez-vous trouvé ?
A mes mots vous vous êtes tant de fois abreuvés!
Mais oui, je suis la plume!
Bravo!